Le directeur général de la Compagnie de transport scolaire DIGNITÉ, Didier Benel, a défendu la gestion de l’institution, ce mardi 13 octobre 2026, lors d’une conférence de presse. Alors que d’anciens employés poursuivent leurs revendications, notamment à Petit-Goâve, le responsable a tenu à clarifier les circonstances de leurs mises en disponibilité et à apporter des réponses aux demandes de paiement formulées contre la compagnie.
Didier Benel affirme que les décisions contestées ont été prises avant sa nomination à la direction de DIGNITÉ. Il estime donc nécessaire de distinguer les responsabilités de son administration de celles de ses prédécesseurs. Concernant les sommes réclamées par les protestataires, il demande la présentation de pièces justificatives, notamment les documents confirmant leur réintégration. Une démarche qu’il juge indispensable pour examiner leurs revendications sur une base administrative.
Au-delà de ce dossier conflictuel, le directeur général a mis en avant les initiatives entreprises pour redynamiser les activités de la compagnie. Il fait état de plus de 30 autobus disponibles au niveau central et évoque les travaux de réparation ainsi que les acquisitions destinées à renforcer les capacités opérationnelles de l’institution. L’objectif affiché est de rendre davantage de véhicules disponibles et d’améliorer le transport scolaire, particulièrement dans les villes de province.
Cependant, la situation des chauffeurs au Cap-Haïtien a également retenu l’attention. Didier Benel accuse certains agents de la Police nationale d’Haïti de compliquer le travail des conducteurs de la compagnie. Selon ses déclarations, des policiers immobiliseraient des autobus, brandiraient leurs armes pour intimider les chauffeurs et leur infligeraient de multiples contraventions. Des accusations sérieuses qui, en l’absence de vérification indépendante, appellent des éclaircissements de la part des autorités policières concernées.
Les explications du directeur général n’effacent pas les tensions autour de la gestion de DIGNITÉ. Entre les anciens employés qui réclament ce qu’ils considèrent comme leurs droits, les difficultés opérationnelles de la compagnie et les pratiques policières dénoncées dans le Nord, plusieurs dossiers restent en suspens. Leur résolution exige des réponses concrètes, un examen rigoureux des revendications et des mesures appropriées pour garantir la continuité du service public de transport scolaire.